The Love That Remains est un portrait intimiste et contemplatif d’une famille scandinave, une œuvre qui cherche moins à raconter une histoire dramatique qu’à sonder la vie dans sa simplicité et sa mélancolie. Le film se déroule comme une série d’instants — des fragments de vie — qui s’entrelacent pour former une atmosphère plus qu’un récit traditionnel.
Ce que fait Pálmason ici, c’est filmer le temps qui passe, les moments ordinaires, les silences, les gestes qui ne semblent presque rien dire et qui pourtant disent tout.
Sur le plan émotionnel, le film est mélancolique, mais pas nécessairement dans un sens dramatique : c’est une mélancolie douce, introspective, parfois drôle sans le vouloir, souvent silencieuse. Les critiques sont globalement positives et saluent cette qualité contemplative et ce regard sensible posé sur les relations familiales. Pourtant, c’est précisément ce parti pris qui, pour certains spectateurs, devient un obstacle à l’engagement, et je suis de ceux-là. Vous aurez, peut-être l’impression que le film n’« avance » jamais vraiment, qu’il se contente d’exister plutôt que de nous emmener quelque part.
Et pourtant, si l’on accepte cette proposition de cinéma d’auteur — si l’on se laisse porter par ce tempo particulier et cette sensibilité tranquille — The Love That Remains peut se révéler une expérience subtile et délicate, une méditation sur les instants ordinaires, les relations humaines et les impressions qui perdurent.
Fiche technique :
Titre : The Love That Remains
Réalisation : Hlynur Pálmason
Avec : Saga Garðarsdóttir, Sverrir Gudnason, Ída Mekkín Hlynsdóttir, Ingvar Sigurdsson
Pays : Islande, Danemark, Suède, France
Genre : Drame
Date de sortie : 17 décembre 2025 (France) – 25 février 2026 (Belgique)
Durée : 1h49
