Mister Emma et Nicolas Gilson poursuivent leur live Instagram en direct de la Berlinale et ce jour fut tout aussi long que l’ennui de la sélection de ce 16 février 2026. Deux films en compétitions et un film dans la section Perspectives que l’on oubliera vite !
NINA ROZA de (compétition) de Geneviève Dulude-de Celles
Mihail a quitté la Bulgarie dans les années 1990 après le décès de sa femme et a élevé seul sa jeune fille, Roza, à Montréal. Loin de son pays natal, il s’est imposé comme spécialiste de l’art français et contemporain. Aujourd’hui, il est chargé par un collectionneur d’authentifier les œuvres d’une fillette de huit ans, Nina, qui vit dans un village bulgare et dont les peintures sont devenues virales sur Internet. Mihail hésite, mais finit par accepter d’entreprendre le voyage. Sa rencontre avec Nina le bouleverse profondément. Cette enfant d’une maturité déconcertante lui rappelle Roza au même âge. Au cours de son séjour en Bulgarie, il fait progressivement la paix avec les fantômes de son passé tout en essayant de percer le mystère qui entoure Nina : est-elle vraiment l’auteure de ses œuvres ? Quelqu’un l’a-t-il aidée ? De quel droit perturberait-il sa vie heureuse ? Entre passé et présent, entre le tangible et le symbolique, le voyage de Mihail devient une expérience cathartique qui met en lumière les relations complexes entre la vie, l’art et les êtres humains. Parfois, le voyage compte plus que la destination.
Wo Men Bu Shi Mo Sheng Ren (We Are All Strangers) de Anthony Chen (compétition)
Dans le Singapour contemporain et animé, Junyang, 21 ans, profite de la insouciance de la jeunesse tandis que son père lutte pour maintenir leur modeste niveau de vie. Lorsque la relation de Junyang avec sa petite amie prend un tournant inattendu qui bouleverse sa vie, le jeune couple est contraint d’affronter les réalités de l’âge adulte bien plus tôt que prévu. Au même moment, une femme exubérante entre dans la vie et le cœur de son père, bouleversant discrètement le fragile équilibre entre le père et le fils. Alors que les deux générations sont confrontées à l’amour, à la perte et à la responsabilité, elles doivent redéfinir ce que signifie la famille et apprendre à vivre avec les liens imparfaits entre la famille dans laquelle elles sont nées et celle qu’elles choisissent désormais d’aimer.
El Tren Fluvial (The River Train) de Lorenzo Ferro (Perspectives)
Milo, neuf ans, grandit sous la pression de devenir un grand danseur de malambo et le fils « parfait ». Il rêve de prendre le contrôle de sa vie et d’échapper à ses responsabilités : faire la vaisselle, cuisiner et s’entraîner au malambo le soir. Milo veut une autre vie. Il fantasme sur les voyages en train et l’exploration de la ville de Buenos Aires, qu’il a vue tant de fois au cinéma et à la télévision. Cependant, pour se libérer de sa famille et de la campagne, et réaliser ses grands rêves, il doit oser se lancer dans un nouveau voyage : un voyage vers la solitude, les aventures inconnues et les plaisirs de la grande ville.
