CANNES 2026 : une nouvelle journée entre compétition, découvertes et regards croisés

La 79e édition du Festival de Cannes se poursuit, et un constat s’impose déjà dans la compétition officielle : sur les 22 cinéastes en lice pour la Palme d’or, seules 5 réalisatrices sont présentes cette année — Jeanne Herry, Marie Kreutzer, Léa Mysius, Charline Bourgeois-Tacquet et Valeska Grisebach. Une proportion qui rappelle que la question de la représentation des femmes derrière la caméra reste, à Cannes comme ailleurs, un enjeu majeur du cinéma contemporain. 

Pour suivre cette édition au plus près des films, les internautes peuvent retrouver le nouveau live de Mister Emma et Nicolas Gilson, programmateur du Cinéma Palace à Bruxelles, sur le compte Instagram de Mister Emma. Ensemble, ils reviennent sur plusieurs titres découverts sur la Croisette, entre compétition officielle, Un Certain Regard et Quinzaine des Cinéastes.

Présenté en compétition officielleLa Vie d’une femme de Charline Bourgeois-Tacquet réunit notamment Léa Drucker, Mélanie Thierry et Charles Berling. Le film suit Gabrielle, 55 ans, chirurgienne et cheffe de service dans un hôpital public. Entièrement absorbée par son métier, partagée entre ses responsabilités professionnelles, son mari et sa mère dont elle s’occupe, elle voit son équilibre vaciller lorsqu’une romancière vient passer quelques semaines dans son service pour écrire un livre. Une rencontre qui ouvre une brèche dans un quotidien jusque-là parfaitement maîtrisé. 

Du côté d’Un Certain Regard, la section s’est ouverte avec Teenage Sex and Death at Camp Miasma de Jane Schoenbrun, avec Hannah Einbinder, Gillian Anderson et Amanda Fix. Entre comédie horrifique et slasher queer, le film suit une réalisatrice chargée de mettre en scène le remake d’un film d’horreur, bientôt obsédée par l’actrice mystérieuse qui incarnait la “final girl” dans l’œuvre originale. Une proposition de genre qui promet de jouer avec les codes du cinéma d’horreur tout en interrogeant la mémoire, le désir et la fabrication des mythes cinéphiles. 

Également présenté à Un Certain RegardQuelques mots d’amour de Rudi Rosenberg, avec Hafsia Herzi, Nour Salam et Paulette Chetrit, nous ramène à Sarcelles en 1995. Erika élève seule ses deux enfants. Sa fille Abigaëlle, persuadée que le père qu’elle n’a jamais connu l’aime quelque part en silence, décide de partir à sa recherche. Erika accepte de l’aider, tout en tentant de la protéger. Mais, en grandissant, cette quête intime se transforme peu à peu en obsession, entraînant avec elle sa mère, sa meilleure amie et tout son entourage. 

Enfin, à la Quinzaine des CinéastesUn Monde entre nous (We are Aliens) de Kohei Kadowaki propose un film d’animation japonais, avec les voix de Ryota Bando et Amane Okayama. Dans une petite ville du Japon, une phrase étrange — “Et si je te disais que j’étais un extraterrestre ?” — ouvre un récit traversé par le secret, la culpabilité et le souvenir. La trahison silencieuse d’un garçon ordinaire déclenche une série d’événements qu’il passera le reste de sa vie à tenter d’oublier. 

Une nouvelle journée cannoise donc, entre grands noms, découvertes, cinéma de genre, récits intimes et animation japonaise. Et, comme chaque jour, Mister Emma et Nicolas Gilson poursuivent leur traversée du festival en partageant leurs impressions, leurs coups de cœur et leurs débats en direct sur Instagram.

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