BERLIN 2026 : Des critiques de nos sociétés qui font mouche !

Troisième live en direct du Festival du film de Berlin pour Nicolas Gilson et Mister Emma où deux films de la compétition sortent du lot pour leur sujet, leur critique de nos sociétés et leur interprétation saluées par les festivaliers. On n’en dira malheureusement pas autant du film belge, Dust, qui peine à convaincre par sa proposition cinématographique plus proche d’une série de plateforme que d’un film de grand écran.

Rose de Markus Schleinzer (compétition)

Cette co-production autrichienne et allemande en noir et blanc nous emporte au début du XVIIe siècle, quelque part en Allemagne, un mystérieux soldat arrive dans un village protestant isolé. De nature discrète et modeste, le visage défiguré par une cicatrice, cet étranger se présente comme l’héritier d’une ferme abandonnée depuis longtemps et produit un document pour étayer ses dires auprès des villageois méfiants. Au fil du temps, il parvient à dissiper leurs doutes et, se révélant être un homme travailleur et craignant Dieu, il s’intègre à leur communauté. Cependant, sa quête d’acceptation repose sur un mensonge éhonté. L’histoire vraie et tortueuse d’une escroque qui, défiant sa naissance en tant que femme, s’est comportée comme un homme et a trompé tout un village.

Rose est incarnée par Sandra Hüller, l’héroïne du film de Justine Triet, Anatomie d’une chute.

Le premier long métrage de Markus Schleinzer (Michaël) avait été présenté en compétition en 2011 à Cannes.

Salvation de Emin Alper (compétition)

Dans un village isolé niché dans les montagnes turques, le retour d’un clan exilé ravive une querelle foncière vieille de plusieurs décennies. Alors que des rancœurs latentes refont surface, Mesut, le frère du chef local, est pris de visions troublantes. Les considérant comme des avertissements divins, il commence à contester l’autorité de son frère. Les convictions religieuses, les luttes de pouvoir et les tensions s’intensifient au sein de la communauté. Tout cela mènera-t-il à la tragédie ou au salut ?

Dust de Anke Blondé (compétition)

À la fin des années 1999, au sommet de la bulle technologique belge, les fondateurs visionnaires Luc et Geert voient leur empire s’effondrer lorsque leur fraude est révélée. Leur dernière journée en liberté devient une course effrénée vers la rédemption auprès des investisseurs, de leur famille et de leur communauté, où ils découvrent ce qui compte vraiment.

Le film belge est incarné par Arieh Worthalter, Jan Hammenecker et Thibaud Dooms.

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