Mister Emma et Nicolas Gilson témoigne dans leur live Instagram de la vision de 4 nouveaux films de la sélection du Festival du Film de Berlin.
DAO de Alain Gomis (Compétition)
Le film commence par une définition de son titre : « Le DAO est un mouvement perpétuel et circulaire qui circule dans tout et unit le monde. » Il nous emmène ensuite au casting de Gloria, un personnage dont la fille est sur le point de se marier. Une voix off dirigeant la séance de casting nous explique que « la première étape consiste à former cette famille ». Des acteurs et des non-acteurs sont sélectionnés et réunis pour devenir des proches qui vont tous célébrer un mariage à Paris et commémorer la perte de leur patriarche en Guinée-Bissau. Leurs histoires individuelles et leurs points communs en matière d’héritage sont tissés ensemble avec des faits et de la fiction alors qu’ils voyagent entre ces deux mondes ; l’amour, le rire, les rituels, la douleur et l’histoire s’entremêlent. Un mouvement circulaire perpétuel qui encadre la réalité.
Rosebush Pruning de Karim Aïnouz (compétition)
C’est certainement le coup de cœur de ce jour pour Nicolas Gilson qui y a vu une atire cinglante sur l’absurdité de la famille patriarcale traditionnelle. On se retrouve dans une villa opulente sous le soleil catalan, les frères et sœurs américains Jack, Ed, Anna et Robert se complaisent dans l’isolement et leur fortune héritée, ignorant les exigences de leur père aveugle et cherchant l’amour et la reconnaissance les uns auprès des autres et dans leurs derniers vêtements de marque. Lorsque Jack, le frère aîné et pilier de cette famille, annonce qu’il emménage avec sa petite amie Martha, les liens du sang sont rompus et Ed est contraint de découvrir la vérité sur la mort de leur mère. Les mensonges générationnels commencent à se dévoiler, et le tissu familial se désagrège lentement.
Yön Lapsi (Night Born) de Hanna Bergholm (compétition)
Rêvant de fonder une famille parfaite, Saga et son mari britannique Jon déménagent dans la maison isolée au cœur de la forêt finlandaise où Saga a passé une grande partie de son enfance. Mais dès la naissance de leur bébé, malgré les paroles rassurantes de son entourage, Saga sent que quelque chose ne va vraiment pas. Alors que leur mariage commence à se fissurer et que Jon lutte pour soutenir sa femme, seule Saga soupçonne la vérité troublante qui entoure leur nouveau-né.
Un film gore dans lequel on rit plus qu’il n’est bien écrit et réalisé…
Mouse de Kelly O’Sullivan (Panorama)
Nous sommes en été 2002 aux États-Unis. Minnie et Callie, deux meilleures amies, entament leur dernière année de lycée. Élève modèle à North Little Rock High School, dans l’Arkansas, Callie est la star incontestée de la troupe de théâtre de l’établissement. Minnie, son fidèle soutien, préfère de loin être souffleur plutôt que de monter elle-même sur scène. Ayant grandi dans l’orbite protectrice de Callie, Minnie est une invitée bienvenue dans la maison cossue de son amie, où Helen, l’élégante mère de Callie, les nourrit de plats délicieux et leur accorde toute son attention. Cela contraste fortement avec la vie difficile de Minnie en dehors de l’école, où elle vit dans un appartement exigu et encombré avec sa mère, Barbara, une vétérinaire incapable de résister aux cas difficiles. Mais rapidement dans le scénario, Callie décède brutalement dans un accident de voiture et Minnie se retrouve désemparée. Confrontée au défi de se forger sa propre identité à la rentrée scolaire, elle commence à s’éloigner de Barbara et noue une relation compliquée avec Helen.
Un film sympathique dont on oublie directement l’existence.
