Ce soir, nous connaîtrons le/la gagnant.e de la 66e édition du concours Eurovision de la chanson qui se tient à Turin, en Italie. Au terme des deux demi-finales, il ne reste que 25 participant.e.s qui pourront prétendre à la victoire finale. Parmi ceux-ci, notre candidat belge, Jérémie Makiese, qui passera en 16e position. A quelques heures de la finale, voici l’ambiance à Turin.

Il est un peu plus de 23h jeudi quand Laura Pausini (une des présentatrices de cet Eurovision) nous dévoile le nom du premier pays qualifié pour la finale… BELGIUM! Dans le clan belge, on bondit de nos sièges en hurlant. Nous étions habitué.e.s à être annoncé en dernier. Soulagement… La joie est d’autant plus grande que le doute était présent. La concurrence était rude mais les jurys et les téléspectateurs semblent plus que jamais bouder les grosses productions et les chansons provocatrices. En faisant preuve de simplicité et de modernité, Jérémie aura sans doute gagner son billet en finale. Que se passera-t-il ce soir? Un top 10 serait une excellente surprise. Notre candidat aura mérité quelques jours de vacances. Il reprendra l’avion lundi, direction Charleroi Airport, avec toute la délégation et de très nombreux fans.

Jérémie Makiese – EBU / CORINNE CUMMING

Que d’émotions cette semaine… Voici 32 ans que je scrute ce concours avec passion et je ne m’en lasse toujours pas, au contraire. Cette année, c’est la 11e fois que j’assiste au festival sur place. Turin aura été une bonne ville-hôte, la taille idéale, suffisamment grande que pour offrir aux visiteurs de l’hébergement, des transports et des activités en suffisance (c’est une ville à la richesse culturelle considérable) mais pas trop non plus, pour pouvoir croiser, au fil des rues, les supporters arborant leurs couleurs et créant ainsi une atmosphère festive. Le Pala Olimpico aura aussi rempli son rôle de temple Eurovision. Partout où vous vous trouvez, vous bénéficiez d’une vue parfaite sur la scène. Les nombreux bars et vendeurs ambulants nous auront permis de satisfaire nos besoins. Le concours, ça creuse! Alors quel bonheur d’être en Italie. Et puis, cette édition, c’est aussi le retour des fêtes les plus déjantées. L’EuroFanClub a trouvé place dans un club mythique de Turin, Hiroshima Mon Amour. Tous les soirs, des milliers de fans s’y sont déhanchés au son des musiques Eurovision. Un jardin y permet aussi de prendre l’air et de discuter paisiblement. C’est d’ailleurs souvent l’endroit où je passe ma soirée, j’y retrouve mes ami.e.s slovènes, français.es, espagnol.e.s, belges et autres, ceux et celles que je ne vois qu’une fois par an mais qui sont devenus des ami.e.s avec le temps.

L’Ukraine est la grande favorite. J’ai du mal à imaginer une issue différente. Les grincheux-euses diront que ce n’est pas mérité, que tout ça, c’est géopolitique. Quelle importance? A l’image de l’EuroFanClub, l’Eurovision ne doit-il pas être avant tout un lieu d’amitié entre européen.ne.s? Et quel plus beau symbole que d’exprimer notre solidarité vis-à-vis de ce peuple qui souffre tant et dont la soif d’Europe l’a entraîné dans ce déluge de violence? Il se dit déjà que la Pologne pourrait accueillir l’édition 2023 si la victoire ukrainienne se confirmait. Voisine à l’Ouest, elle a accueilli des millions de réfugié.e.s depuis le début du conflit.

Kalush Orchestra – EBU/SARAH LOUISE BENNETT

Mais tout ça reste supputation. Il nous reste une belle et longue soirée qui débutera ce soir à 21h sur RTBF la Une et se terminera vers 00h45… Au programme, les 25 candidats mais aussi Laura Pausini et Mika qui chanteront certains de leurs tubes. Et bien entendu, nous retrouverons le groupe Maneskin qui l’avait emporté l’année passée. Plus de 180 millions de téléspectateurs seront derrière le poste. Il se dit que cette édition 2022 aura coûté près de 30 millions d’euros, parmi les plus chers de l’histoire du concours.

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