Le cinéma d’horreur français est suffisamment rare pour qu’on ait envie de saluer Kraken rien que pour cela. Et plutôt que de copier servilement les modèles américains, le film choisit de planter son monstre au cœur d’une cité de la région parisienne.
Grandes barres de logements, trafic de drogue, règlements de comptes, rapports tendus avec la police… Le décor est immédiatement identifiable. Au milieu de tout cela, une tour abandonnée alimente depuis longtemps les rumeurs. Lorsque les disparitions se multiplient, cinq jeunes décident d’y retourner. Évidemment, rien ne va se passer comme prévu.
Et surtout, Kraken ne fait vraiment pas dans la dentelle. Les cadavres s’enchaînent, les corps sont broyés, déchiquetés, réduits en bouillie. À certains moments, il ne reste littéralement plus que de la chair à pâté. Le film est d’une violence assez délirante et semble prendre un malin plaisir à aller toujours un peu plus loin dans le gore.
Est-ce subtil ? Absolument pas. Mais ce n’est manifestement pas le projet. Kraken veut être brutal, spectaculaire et généreux en hémoglobine. Et dans un cinéma français qui s’aventure finalement assez peu sur ce terrain, cette envie de faire du pur film de genre, ancré dans un décor très français, a quelque chose de franchement réjouissant.
Fiche technique :
Titre : Kraken
Réalisation : Mohamed Chabane, Théo Jourdain Rhodes
Avec : Alassane Diong, Manon Bresch, Guillaume Gouix
Pays : France
Genre : Horreur
Date de sortie : 30 septembre 2026 (France – Belgique)
Durée : 1h32

