En 2019, Gad Elmaleh était accusé de plagiat, de voler des vannes d’humoristes américains pour les retranscrire dans ses spectacles depuis de nombreuses années (source : chaîne YouTube CopyComic). Entre-temps, Gad Elmaleh est devenu GAD sur Netflix dans une série pseudo-autobiographique dans laquelle il s’installe à L.A. pour se rapprocher de son fils élevé par sa femme et un autre homme. Son fils ne veut plus entendre parler de son père géniteur qui ne s’est jamais occupé de lui mais GAD ne l’entend pas de cette oreille.

J’était très intéressé de voir cette série car elle place l’humoriste sur le territoire de ses accusations… Allait-il s’en amuser ? Allait-il en jouer ? Non pas du tout. Il se place comme un humoriste hyper mega HUGE connu en France et qui tente de faire son trou aux U.S.A…. mais là, personne ne le connaît. Toutes les vannes à ce sujet sont assez gênantes car le personnage de GAD est hyper ego-centré et comme Gad Elmaleh parle de GAD (ou inversément), on ne sait pas très bien où est le premier et le second degré.

Après avoir vu deux premiers épisodes (26 min.), je suis tombé sur deux articles (Le Monde et Les Inrockuptibles) qui descendaient en flèche la série… mais j’ai surtout découvert que la série que Netflix me propose en tête de gondole dans mes propositions date en fait de … 2019, date donc à laquelle il y a eu les révélations.

La série ne révolutionne rien mais elle n’est pas spécialement mauvaise non plus. Par contre, les moments très gênants se succèdent d’épisode en épisode. Arrivons au troisième : GAD nous parle des problèmes à aborder les femmes aux States. Nous sommes donc 2 ans après les révélations de affaire Weinstein (#MeToo) et on voit très bien ce que les féministes reprochent aux mecs de plus de 50 ans, ces boomers non déconstruits… en tout cas, GAD n’est pas du tout déconstruit. Mais pire, une dame appelle la police car elle le prend pour un pervers… quelques épisodes plus tard, cette même dame découvre qu’il est artiste connu en France et là, son attitude change immédiatement et elle lui ouvre la porte et on comprend qu’elle ouvrirait bien autre chose. Très très malaisant.

Enfin, une référence à la chaîne FOX, puis une à C8 donne le ton politique du personnage… La série vire au marron sans crier gare mais le public avertit aura compris les influences très encombrantes.

2019-2024, il n’y a jamais eu de saison 2… Peut-être que Vincent Bolloré lui offrira une place sur sa chaîne. N’est-ce pas là que finissent toustes celleux qui cherchent encore un peu de lumière. À choisir, je vous conseille la série « Icon of French Cinema » sur ARTE.tv dans laquelle Judith Godrèche fait le chemin inverse (elle revient en France) et se souvient de ses jeunes années vécues dans l’emprise d’un réalisateur trop puissant que pour en sortir de ses griffes. Elle nous parle également de la misogynie dans le cinema français.

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