Le film démarre sur les chapeaux de roue avec Esther, une mère de famille qui accouche de son sixième enfant, Roland. Mais ce dernier naît avec un pied bot, une malformation congénitale qui affecte le mollet ou le pied. Dans le film, le petit Roland a le pied tourné vers l’intérieur. Le terme médical est pied bot varus équin congénital idiopathique.
Contre l’avis de tous, Esther promet à son fils qu’il marchera comme les autres et qu’il aura une vie fabuleuse. Dès lors, elle n’aura de cesse de tout mettre en œuvre pour tenir cette promesse. Nous sommes en 1963, et ce qui va déclencher le miracle de la vie, c’est… Sylvie Vartan ! L’amour du petit Roland pour la chanteuse va lui donner espoir et courage pour affronter les décennies d’épreuves que sa mère lui impose. Et au final, il marche comme n’importe quel autre enfant !
Basé sur une histoire vraie bouleversante, le film oscille d’abord entre émotion et légèreté. Il est souvent drôle, mais s’enlise lorsque Roland devient adolescent, puis adulte et qu’il rencontre la véritable Sylvie Vartan. Les effets spéciaux sont ratés, mais ce n’est pas ce que l’on retient. Ce qui marque, c’est avant tout la relation mère-fils. Une relation à la fois fusionnelle, bienveillante… et toxique. De nombreux spectateurs, hommes comme femmes, s’y reconnaîtront sûrement.
Ce n’est pas le film du siècle, et il n’en a pas la prétention, mais il se regarde avec plaisir et offre un moment agréable. Leïla Bekhti est formidable dans le rôle d’Esther, surtout dans les scènes où Roland est encore un enfant.
Fiche technique :
Titre : Ma Mère, Dieu et Sylvie Vartan
Réalisation : Ken Scott
Avec : Leïla Bekhti, Jonathan Cohen, Sylvie Vartan
Pays : France
Genre : Comédie dramatique
Date de sortie : 19 mars 2025 (France – Belgique)
Durée : 1h42
