SAN SEBASTIAN 2026 : « Sants » de Mikel Gurrea

Avec Sants, Mikel Gurrea signe un film à la fois léger et mélancolique, porté par une héroïne que la maladie de sa mère oblige à sortir de sa solitude.

Lorsque le cancer de celle-ci bouleverse son quotidien, sa vie prend soudain une direction inattendue. Et cette direction passe par le vol de statues dans des églises.

Le point de départ pourrait faire basculer le film vers le polar ou la comédie noire, mais Sants raconte finalement tout autre chose. Ce que l’héroïne découvre dans cette aventure, ce n’est pas seulement un but, mais surtout une bande, des complices, des amis. Là où elle semblait jusque-là avancer seule, presque sans attaches, elle trouve soudain un groupe auquel appartenir.

C’est sans doute ce qui rend le film le plus attachant : cette manière de transformer une situation profondément douloureuse en mouvement. Le cancer de la mère reste bien présent, avec la peur de la perte qu’il implique, mais il devient paradoxalement le point de départ d’une nouvelle étape dans la vie de sa fille.

Le film ne cherche jamais à appuyer lourdement sur le drame. Au contraire, Mikel Gurrea maintient un ton assez léger, parfois décalé, et un rythme qui fonctionne très bien. Les vols, les rencontres et les relations qui se construisent donnent à l’ensemble une véritable énergie.

Le casting y est pour beaucoup. Les comédiens forment un groupe crédible et attachant, et cette alchimie donne au film son charme.

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