Ce n’est pas moi qui le dit mais le journaliste de la RTBF Hugues Dayez : « alors que le niveau de la sélection officielle des 21 films en compétition cette année est assez élevé, les films français montrés jusqu’ici manquent d’envergure. » et il décrit les 4 films français de la compétition comme « exaspérant » pour « Frère et Sœur » d’Arnaud Desplechin, « petit album souvenir » pour « Les Amandiers » de Valérie Bruni-Tedeschi, « naufrage » pour « Star at Noon » de Claire Denis et « un résultat brouillon » pour « Un petit frère » de Léonor Serraille.

Alors, au jeu des pronostiques, les critiques ne sont pas tous et toutes d’accord. Il en est par exemple le cas pour « Les Amandiers » dont Nicolas Gilson pense qu’il a toutes ses chances de figurer dans le palmarès de la compétition officielle de la 75ème édition du Festival de Cannes. Il y voit un film très touchant, un très bel hommage à Patrice Chéreau. (plus)

Il est par contre tout à fait en accord avec le journaliste de la RTBF quant au naufrage de Claire Denis, une réalisatrice qu’il avait tant admiré. (plus) Mais, au jeu des influences, n’oublions pas que Vincent Lindon, Président du jury de cette édition 2022, fut le héros de son film « Les Salauds » projeté à la section Un Certain Regard en 2013.

Enfin, « Frère et Sœur » est encensé par la critique parisienne mais ce n’est pas la première fois que sur misteremma.com, nous sommes déçus par une réalisation d’Arnaud Desplechin : déjà en 2013, la critique n’aura pourtant pas été vraiment tendre avec le film « Jimmy P.« ; vint ensuite, en 2017, le film d’ouverture « Les Fantômes d’Ismaël » pour lequel j’écrivais « Au fil de la narration, Arnaud Desplechin se risque à la mise en abime mais le film devient vite brouillon, le réalisateur rend l’histoire folle, déjantée et au final sans queue ni tête et sans intérêt à mon goût. »; enfin, en 2019, pour « Roubaix, une lumière« , Nicolas Gilson nous disait « Là, on est au-delà de la déception, le film est totalement raté. Arnaud Desplechin est un de mes 10 réalisateurs favoris. Ici, il met en place son cinéma dont on a l’habitude. On voit la réalité d’une ville à travers un commissariat de police et directement, il est impossible de ne pas faire une comparaison avec « Les Misérables » de Ladj Ly mais autant l’un était fort, autant le côté romanesque du cinéma de Desplechin ne fonctionne pas sur cette thématique. C’est la déception du festival. »

En dehors de la complétion officielle, il semblerait que l’on y trouve des bijoux cinématographiques français puisque le jury de la section Un Certain Regard a décerné ce vendredi 27 mai 2022 sa plus haute distinction à un premier film de deux réalisatrices françaises Lise AKOKA et Romane GUERET pour « Les Pires ». (plus)

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